1T2025: une activité immobilière au ralenti - Observatoire Immobilier du Sud-Ouest
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Edito

1T2025: une activité immobilière au ralenti

Publié le 29 avril 2025
Par Christophe DUPORTAL
président de l'OISO

A l’échelle girondine, 504 lots ont été mis à la vente, un chiffre stable par rapport à la fin 2024 et en légère hausse ( +9%) sur une année glissante .
Sous l’effet de la fin du Pinel, les ventes de leur côté sont en légère baisse par rapport au 4T2024 avec 426 ventes réalisées de janvier à mars mais sur une année glissante elles conservent une dynamique positive, +25% . Cependant pour comparaison, au 1T2022, le département enregistrait encore 765 ventes. Dans le détail, on note en lien avec la suppression du dispositif fiscal, une quasi-disparition des investisseurs et une progression des ventes aidées qui représentent désormais 38% des ventes totales. A noter la prédominance du BRS parmi ces ventes – 99 ventes réalisées ce trimestre soit 60% des ventes aidées.
Du côté des retraits, l’hémorragie n’est pas encore stoppée : encore 141 lots retirés de la commercialisation ou annulés ce trimestre. En cumulé sur les 4 derniers trimestres, on atteint près de 1 000 lots retirés.
Dans le même temps 176 lots ont été vendus en bloc, en cumul sur les 4 derniers trimestres, cela représente 1 600 lots.
En conséquence l’offre commerciale continue à s’éroder et reste durablement sous la barre des 3 500 lots disponibles avec 3 161 logements en vitrine. Quant au stock dur, il ne se résorbe pas avec 402 lots livrés ou proche de l’être qui n’ont pas encore trouvé preneur à fin mars. Sur une année glissante le stock dur a ainsi progressé de 154%.
Côté valorisation, les prix restent stables à 5 059/m² PKI en moyenne sur la Gironde.
Zoom sur Bordeaux métropole. Sur l’agglomération bordelaise, après une amélioration en milieu d’année dernière, le niveau des mises en vente (220 lots) continue de chuter quand. Dans le même temps, on enregistre encore 20 retraits soit 623 lots retirés ou annulés en cumulé sur les 4 derniers trimestres. L’offre commerciale s’établit ainsi à 2 137 lots disponibles dont un stock dur (livrés + proche d’être livrés) de 339 lots.
Côté ventes ,la dynamique positive du 4T2024 ralentit un peu mais le volume des ventes reste tout de même supérieur à celui de début 2024 avec 320 transactions réalisées. Parmi celles-ci, 133 ont été réalisées à Bordeaux ce qui représente 40% des ventes.
Côté prix, la Métropole se maintient aux alentours des 5 .000€/m² PKI.
Du côté du bassin d’Arcachon, si les mises en vente reprennent ( 224 lots mis sur le marché de janvier à mars) ce qui booste la vitrine commerciale ( 643 lots disponibles), les ventes ne suivent pas avec seulement 46 transactions réalisées au 1er trimestre. Côté prix, après une stabilisation début 2024 aux alentours de 5 500€/m² PKI en moyenne, ils repartent à la hausse à 5 800€/m² PKI.

En Charente Maritime
Après une belle reprise des mises en vente en 2024, le 1T2025 marque le pas : seulement 15 lots mis sur le marché pour un niveau de vente qui lui aussi reste timide – 77 transactions réalisées entre janvier et mars sur l’agglomération rochelaise – un niveau stable sur une année glissante voire en légère hausse.
La ville de La Rochelle représente un tiers des ventes, et ces ventes sont essentiellement des ventes à occupant dans le libre. A noter une chute brutale des ventes à investisseurs sous l’effet de la fin du Pinel cependant ces ventes résistent mieux qu’en Gironde par exemple et représentent encore 18% des transactions. Quant aux ventes aidées, elles sont peu nombreuses – 9% des ventes – et essentiellement en BRS.
En conséquence, l’offre commerciale s’établit à 447 lots disponibles à la vente. A noter que l’offre livrée ou quasi livrée se résorbe légèrement. Et que ce stock se situe essentiellement à La Rochelle.
Côté valorisation, une correction des prix à la baisse semble s’amorcer. En moyenne le prix au m² PKI sur l’agglomération rochelaise s’établit à 5 675€/m² PKI, -3,7% sur une année glissante. En prix unitaire dans l’agglo, le T2 repasse sous la barre des 300 000 € à 278 000€.
Du côté de Rochefort, l’activité est toujours à l’arrêt : pas de mise en vente, pas de vente et 29 lots retirés de la vente ce qui laisse une vitrine commerciale à 19 lots.
Du côté de Royan, pas de mises en vente ce trimestre mais des ventes qui progressent un peu. 21 lots ont trouvé preneurs. L’offre commerciale de son côté, chute légèrement et s’établit à 159 lots disponibles. A noter tout de même que les opérateurs ont retiré 48 lots de la commercialisation et que dans le même temps un stock dur de 14 lots qui s’est constitué courant 2024 n’est toujours pas résorbé.

En Sud Aquitaine et à Pau
Le Sud Aquitaine avait tiré son épingle du jeu en 2024 dans un contexte difficile mais ce début d’année 2025 montre quelques signes de ralentissement de l’activité.
Si les mises en vente sont stables avec 397 lots mis sur le marché, les retraits eux progressent rapidement, avec déjà 114 lots retirés de la commercialisation. Du côté des ventes qui avaient résisté jusqu’à présent, c’est aussi une baisse qui s’amorce, -24% en cumulé sur les 4 derniers trimestres.
Dans le détail, les ventes sont toujours majoritairement faites auprès de propriétaires occupants (76% des ventes) et 48% d’entre elles sont des ventes aidées à 100% en BRS. A noter que malgré la fin du Pinel, les ventes à investisseurs résistent et représentent encore 24% des ventes, ce qui est bien mieux que d’autres zones de Nouvelle Aquitaine.
L’activité est toujours en grande majorité concentrée sur la CA du Pays basque, et le Grand Dax signe une belle performance ce trimestre avec 49 ventes.
L’offre commerciale s’établit ainsi à 1242 lots disponibles à la vente, stable par rapport aux trimestres précédents. A noter aussi un stock dur qui persiste avec 24 lots livrés qui n’ont pas trouvé preneur.
Côté valorisation, pas de baisse de prix dans le secteur où le prix moyen au m² est de 6 195€ /m² PKI, +12% sur une année glissante.
Le secteur palois n’a enregistré aucune mise en vente en ce début d’année. Et si les ventes (39 transactions) restent stables sur une année glissante, l’offre commerciale elle diminue en pente douce depuis un an. A fin mars, 153 lots sont disponibles en vitrine dont un stock dur de 17 lots.
Sans surprise la fin du dispositif Pinel a quasiment fait disparaitre les ventes à investisseurs. Les ventes réalisées le sont donc à propriétaires occupants et pour 44% ce sont des ventes aidées principalement en BRS.
Côté valorisation, le secteur est stable sur un an autour des 3 900€/m² PKI .

A Limoges
Peu d’amélioration sur le marché limougeaud pour ce 1er trimestre. Les mises en vente (8) sont toujours au plus bas, les ventes quasi inexistantes, 3 transactions réalisées seulement de janvier à mars, et la vitrine commerciale est réduite à peau de chagrin, 53 lots disponibles.
208 lots ont également été retirés de la commercialisation ou annulés par les opérateurs au cours des 4 derniers trimestres.
Dans ce contexte, les prix connaissent une nette correction sur un an, -14% à 3 000€/m² PKI en moyenne.

A Poitiers
Si le secteur enregistre 182 retraits ces 4 derniers trimestres, 12 mises en ventes ont tout de même eu lieu ce trimestre pour 18 transactions réalisées. Des ventes qui s’équilibrent entre propriétaire occupants et investisseurs. Côté valorisation, le secteur maintient ses prix sur un an avec en moyenne, un prix au m² stationnement inclus en collectif libre qui s’établit à 3 600 €/m².
Dans ce contexte, l’offre commerciale continue de se rétracter avec désormais 143 lots disponibles en vitrine soit une baisse de 53% sur un an. Le niveau de l’offre est ainsi revenu à avant 2021.