A l’échelle girondine, l’activité est portée par la métropole bordelaise et le bassin d’Arcachon. Les raisons de garder le sourire se situent du côté des ventes. Celles-ci enregistrent une hausse de 27% sur un an avec 1 718 lots vendus en 2024. Ce regain est largement du au retour des investisseurs qui représentent 38% des ventes, sous l’effet de la fin du dispositif Pinel. Cependant ce rebond ne compense pas la forte baisse des ventes depuis deux ans. En 2022 , pour mémoire, le département enregistrait encore près de 3 000 transactions. Du côté des mises en vente, autre composante clé du marché, là, les nuages s’accumulent. Celles-ci chutent de 19% avec 2 043 lots proposés à la vente en 2024. Sur 2 ans la baisse est de 33%, ce qui correspond à des volumes que l’on pouvait connaitre à la fin des années 2010. Dans ce contexte, l’offre commerciale c’est-à-dire le stock, se contracte (- 16%) avec 3 233 lots disponibles à la vente tandis que le nombre de retraits c’est- à -dire le nombre de logements dont la commercialisation a été suspendue ou arrêtée définitivement, explose, passant de 788 à 936 projets retirés (+19% ). Sur deux ans la hausse est de +200%, du jamais vu. Du côté des prix, une légère baisse s’est amorcée (-2%) à 4 938€/m² en moyenne parking inclus.



Zoom sur l’agglomération bordelaise. Sur Bordeaux métropole, on note une baisse moins significative des mises en vente ( -7%) et le retour d’une dynamique positive des ventes ( +36%) , grâce au retour des investisseurs. En revanche l’offre commerciale se réduit fortement, -19% , et le volume des retraits continue de progresser, +3% . Plus inquiétant encore, le stock dur c’est-à-dire les lots déjà livrés ou quasi livrés explose. En 2024 , près de 500 logements n’ont pas trouvé preneur dans l’agglomération bordelaise. Côté prix, la métropole affiche une baisse modérée, -4% à 4 838€/m² €parking inclus en moyenne .

Le terrain à bâtir au plus bas. En 2024, le secteur du terrain à bâtir s’est enfoncé dans la crise et la Gironde n’a malheureusement pas échappé au marasme. Toutes les composantes du marché sont en difficulté.
Les mises en vente chutent de 44% sur un an, soit 278 lots mis à la vente. Les ventes , elles aussi, continuent de baisser , -50% avec seulement 212 parcelles vendues.
Dans ce contexte l’offre commerciale reste stable ( 800 lots) , et les délais d’écoulement s’allongent à plus de 45 mois soit 4 ans d’activité. Si on regarde en détail les ventes, celles-ci s’orientent vers des terrains plus compacts ( 627 m² en moyenne) pour des prix à l’enveloppe qui ne dépassent pas les 160 000 € en moyenne. Dans ces conditions, l’ensemble des secteurs girondins sont à la peine, à part le bassin d’Arcachon.