Trimestres après trimestres, le constat est le même : une activité en recul, des ventes qui ne repartent pas, des mises en vente limitées, des stocks durs qui se constituent et une baisse de prix qui reste contenue
Télécharger les statistiques du 2T2024 sur l’espace adhérent
A l’échelle girondine, pas d’amélioration notable de l’activité de promotion immobilière pour ce 2e trimestre 2024 à part un regain des ventes à investisseurs. L’offre commerciale est toujours à la baisse et le volume des mises en vente et des ventes reste stable, toujours en deçà des périodes précédentes.
Dans le détail, 541 lots seulement ont été mis à la vente dans le département au 2T2024 contre encore 952 lots au 2T2023. L’offre commerciale passe ainsi sous la barre des 3 500lots disponibles avec 3 439 logements en vitrine. Côté ventes, les opérateurs ne font pas mieux que le trimestre précédent avec 355 ventes réalisées entre avril et juin soit peu ou prou le même niveau qu’au 1T2024, mais par rapport au 2T2023, la baisse est de 15%. Pour comparaison, au 2T2022, le département enregistrait encore 717 ventes. En deux ans la baisse est donc de 50%. A noter une reprise des ventes à investisseurs qui représentent 40% des ventes ce trimestre.
Très nombreuses en fin d’année 2023, les ventes en bloc amorcent elles un ralentissement avec 6 programmes vendus ce trimestre ce qui représente tout de même 120 lots. De leur côté, les retraits continuent de progresser. Ce trimestre, 480 logements ont été retirés de la commercialisation ou annulés. Quant au stock dur, il ne se résorbe pas avec 219 lots livrés qui n’ont pas encore trouvé preneur à fin juin. A noter que les T4 et les T5, qui constituent 25% de l’offre, continuent à rencontrer des difficultés à la vente, et représentent respectivement 13% et 5% des ventes.
Côté prix, on constate une certaine stabilité à 4 900€/m² PKI en moyenne sur la Gironde.
Zoom sur Bordeaux métropole. Sur l’agglomération bordelaise, les mises en vente (387 lots) progressent par rapport au début de l’année mais sur une année glissante, la chute est tout de même de 31%. L’offre commerciale s’établit ainsi à 2 510 lots disponibles dont un stock dur de 205 lots déjà livrés. Côté ventes, au 2T2023, l’ensemble des opérateurs de la place a réalisé 286 transactions. Parmi elles, seules 107 ont été réalisées à Bordeaux ce qui représente 37% des ventes.
Côté prix, la Métropole ainsi que la ville centre se maintiennent sous la barre des 5 .000€/m². La baisse de prix enclenchée au 1T2024 se poursuit à 4 696€/m² soit une baisse de 2,8% ( -7% par rapport au 2T2023) sur la Métropole, 4 833€/m² parking inclus en moyenne constatée dans la ville centre (-9% sur une année glissante).
Du côté du bassin d’Arcachon, l’activité qui avait marqué le pas en ce début d’année, reprend légèrement des couleurs au 2e trimestre avec 127 lots mis en vente et 62 ventes enregistrées pour une offre commerciale s’établissant à 601 lots disponibles. Attention toutefois, le secteur enregistre dans le même temps un niveau important de retrait avec 105 logements retirés de la commercialisation ou annulés.
Côté prix, la courbe se stabilise à 5 565€/m²PKI.
Sur le reste du département (périphérie de Bordeaux, secteur littoral et secteur libournais), l’activité est quasi inexistante.
Charente maritime : les ventes sont au plus bas
Après un premier trimestre presque atone, l’activité rochelaise reprend un peu de couleurs côté mises en vente avec 77 nouveaux lots mis sur le marché, des biens essentiellement situés à La Rochelle. Hélas, les ventes ne suivent pas. L’agglomération rochelaise enregistre seulement 62 ventes ce trimestre dont 48 à La Rochelle quand, pour comparaison, elle réalisait encore 155 ventes au 2T2022, la chute est donc de 50% en deux ans. Dans le détails, les ventes sur l’agglomération se font essentiellement en T1/T2 (28) et en T3 (26). Côté offre commerciale, 398 logements sont actuellement en vitrine dont un stock dur de 23 logements livrés qui n’ont pas trouvé preneurs ,16 sont pourtant situés dans la ville centre. A noter que cette offre commerciale est constituée de 85 T4 et 16 T5
Côté prix, si les valorisations sont stables sur un an, on enregistre toute fois une baisse de prix de de 10% ce trimestre par rapport au 1T2024. Ainsi en moyenne le prix au m² sur l’agglomération rochelaise s’établit à 5225€/m², et à 5452€/m² à La Rochelle. En prix unitaire cela donne le T2 à 279700€ et le T3 à 347584€ en centre-ville.
Du côté de Rochefort, l’activité est à l’arrêt : 2 ventes pour 58 lots disponibles et 29 mises en vente. En conséquence, le secteur enregistre 4 retraits.
Du côté de Royan, qui a connu au 1T2024 un nombre important de retraits et un niveau très faible de ventes, le marché se réveille légèrement avec 21 lots réservés pour une offre commerciale qui s’établit à 191 lots disponibles. A noter que ces ventes sont essentiellement en individuel groupé tout comme les mises en vente.
Poitiers : activité à l‘arrêt. Activité toujours à l’arrêt du côté de la CU du Grand Poitiers. Même si des mises en vente ont eu lieu ce trimestre avec 29 lots mis sur le marché, les ventes ne suivent pas : 8 seulement entre avril et juin et aucune à investisseurs. Plus inquiétant 168 logements ont vu leur commercialisation suspendue ou retirée.
L’offre commerciale s’établit ainsi à 165 lots disponibles, soit une baisse de 45% sur un trimestre et de 37% sur une année glissante.
Côté valorisation, le secteur qui a amorcé une baisse de prix dès début 2023, se maintient durablement sous la barre des 4 000€/m². En moyenne, le prix au m² stationnement inclus en collectif libre s’établit à 3.503 €/m² soit une baisse de 8% sur un an.
Limoges : rien ne va plus. Rien de va plus sur le marché limougeaud. Si les opérateurs continuent de mettre des lots sur le marché, 28 logements mis en vente au 2T2024 qui s’ajoutent aux 159 lots à l’offre, les ventes elles ne suivent plus du tout. Au 2T2024 le secteur n’a enregistré aucune vente. En conséquence 31 logements ont ainsi vu leur commercialisation suspendue ou définitivement arrêtée ce trimestre.
Côté valorisation, le prix moyen parking inclus s’établit à 3 706€/ m² en baisse de 5% sur une année glissante. Ce qui reste tout de même au-dessus du prix moyen constaté il y a encore deux ans qui était de 3 498€/m².
Sud Aquitaine : baisse sévère des mises en vente. Les chiffres du 2T2024 confirment la tendance à la baisse du secteur constatée depuis le début de l’année. Mises en ventes, ventes et offre commerciale, ces trois métriques sont en repli.
Côté mises en vente, c’est même une chute brutale : -71% par rapport au 1T24, et -72% sur une année glissante.
Les ventes chutent également mais dans une moindre mesure : -30% par rapport au 1T2024 avec 211 lots vendus entre avril et juin, sur une année glissante c’est même une baisse de 34%.
Dans le détail ces ventes sont toujours majoritairement faites auprès de propriétaires occupants et sont des ventes aidées principalement en BRS (81 ventes). Ce type de vente représente ainsi 38% du total des ventes.
L’offre commerciale sur le secteur s’établit à 919 lots disponibles à la vente, le stock dur progresse un peu avec 16 lots livrés et n’ayant pas trouvé preneur.
L’activité est toujours en grande majorité concentrée sur la CA du Pays Basque avec 143 ventes et le sud des Landes.
Côté valorisation, les prix de vente repartent à la hausse à 6 483€/m² en moyenne soit une hausse de 16% par rapport au 1T2024, et + 20% sur une année glissante.
Pau : le marché redescend en pente douce
Après un regain d’activité en fin d’année dernière lié notamment à des mises en vente importantes (126 lots mis sur le marché), l’activité revient à un niveau plus conforme au marché avec 33 mises en vente ce trimestre et 24 ventes concentrées sur Pau. Ces ventes sont essentiellement à destination de propriétaires occupants et sont majoritairement des ventes aidées dont 6 BRS. A noter que 28 lots ont été vendus en bloc également.
L’offre commerciale est stable avec 236 lots en vitrine sur le secteur.
Côté valorisation, le secteur enregistre une légère baisse de prix ce trimestre par rapport au début d’année, à 3 985 €/m² PKI en moyenne mais, sur une année glissante les prix sont stables et restent sous la barre des 4 000€/m².